Poème du 9 février 1915

Guillaume Apollinaire

Poèmes à Lou — 1955

Par ce canon de 75 je t’envoie les baisers que tu AIMES bonjour ma tou mon amour s’em boîte dans ton amour comme s’il coulissait dans un rail de tramway Tu es dans un train lointain Tu marches à pied. il pleut à Nîmes des grands ressorts d’horlogerie ô Lou j’élève aussi un monument ou dieu charmant et doux c’est toi mon pe tit Lou tu est la dieu et la di es sa je l’ai ? ? toe et et je t’a dor re Di vi ni té perd vie et pré tres se A mant mil ? ? tues ? ? se mais tu es aussi la victime qu’il faut immoler sur l’autel à toi — ma mon Lou qui es la divinité lascive que j’implore Le jour s’est le vé com un sabre et je t’ai me mon A mour au tant que j’ai me la jour Reconnais-toi Cette adorable personne c’est toi Sous le grand chapeau canotier Nez Œil ta bouche Voici l’ovale de ta figure Tou Cou exquis voi un peu ci enfin plus bas l’impar c’est ton faite image cœur de ton buste a qui doré vu comme bat à travers un nuage j’ai reçu ta lettre de Toulon je t’ado re Les oranges A BIENTÔT LOU de Baratier sont I les meilleures de l la France elle ont pleut la saveur de ta chair ici tris chaude comme tement le soleil semblable et je suis à ces oran triste ges mon L o u