Dans le crépuscule fané

Guillaume Apollinaire

Vitam impendere amori — 1917

Dans le crépuscule fané Où plusieurs amours se bousculent Ton souvenir gît enchaîné Loin de nos ombres qui reculent Ô mains qu’enchaîne la mémoire Et brûlantes comme un bûcher Où le dernier des phénix noire Perfection vient se jucher La chaîne s’use maille à maille Ton souvenir riant de nous S’enfuit l’entends-tu qui nous raille Et je retombe à tes genoux