À un myrte

Évariste de Parny

Poésies érotiques — 1778

Bel arbre, je viens effacer Ces noms gravés sur ton écorce, Qui par un amoureux divorce Se reprennent pour se laisser. Ne parle plus d'Éléonore ; Rejette ces chiffres menteurs ; Le temps a désuni les cœurs Que ton écorce unit encore.