Pour la rose blanche

Renée de Brimont

Mirages — 1919

N’êtes-vous l’espoir muet et qui n’ose, le neigeux calice de nos désirs, l’unique floraison du rêve… blanche Rose ? N’êtes-vous l’ébauche parfaite, la joie pure et stérile de nos yeux, vous qu’une brise flétrit ou ploie ? La virginité de votre grâce trouble mon âme d’un vague émoi, et votre parfum me suit, tenace… Immaculée ! — L’heure vaine s’achève dans la robe des tons mineurs… Mais n’êtes-vous, Rose, la floraison du rêve ?