xxv (Deux fleuves me versent leurs ondes)

Mélanie Bourotte

Charades — 1883

Deux fleuves me versent leurs ondes ; Mes sommets portent verts manteaux ; Mes vastes plaines sont fécondes ; La vigne enrichit mes côteaux. Je fus sentinelle et frontière Incessamment fidèle et fière, M'offrant moi-même au premier coup. Je suis la sublime vaincue !. Je bois la coupe de ciguë, Chatnes aux mains, chaînes au cou. Je serai la grande affranchie Au foyer cher faisant retour ; L'abus amène l'anarchie Et les vainqueurs auront leur tour !