MON NID

Léocadie Hersent-Penquer

Enfants, c'est près de vous que ma muse s'éveille. Je l'entends voltiger sur mon nid quelquefois, Comme un oiseau chanteur, comme une folle abeille, Quand j'écoute un instant vos voix, vos douces voix ! Quand j'écoute le soir, moi si triste à cette heure ! Vos contes, qu'en riant vous venez me conter ; Quand un baiser de vous me caresse ou m'effleure, Enfants, que j'aime tant, je me mets à chanter! Quand je vous vois, le jour, mêler vos tresses blondes, Quand je vois vos regards vers le mien s'élever, Chastes comme votre âme et purs comme des ondes, Enfants, que j'aime tant, je me mets à rêver. Quand je vous vois partir, comme des hirondelles, Pour courir au soleil de sentier en sentier, .es mains pleines de fleurs, les yeux pleins d'étincelles, infants, que j'aime tant, je me mets à prier ! !uand je vous vois, hélas! jouer avec la flamme, iraver quelque péril, presque sans vous troubler; ivre, sans demander où vont la vie et l'âme, Infants, que j'aime tant, je me mets à trembler! Lussi, quand vous quittez mon nid, ailes si chères ! tour voler au hasard et pour vous égarer, 'our suivre avec amour une ombre. ou des chimères ! Infants, que j'aime tant, je me mets à pleurer ! lependant sous vos doigts ma lyre vibre encore. ous vos doigts mon cœur s'ouvre et s'emplit de douceur, :t mon vol, avec vous, retourne vers l'aurore. infants, que j'aime tant, oh! restez sur mon cœur!