Nos maux nous ont tués ; si nous vivons encor

Anna de Noailles

Poème de l’amour — 1924

Nos maux nous ont tués ; si nous vivons encor, Ayant perdu notre âme et notre ressemblance, Si l’esprit offensé reste soumis au corps, C’est pour quelque secrète, amoureuse souffrance Aux trompeuses raisons, aux mensongers ressorts, Qui débute par l’espérance…