Les Marnières

Maurice Rollinat

Les Névroses — 1883

Les marnières mornes et creuses Sont les gouffres jaunes des champs. Jamais de reptiles méchants Dans ces caves si peu pierreuses ! Mais pour les grenouilles peureuses Quels marécages alléchants ! Les marnières mornes et creuses Sont les gouffres jaunes des champs. L’aube y met ses clartés heureuses, Ses voix, ses rires et ses chants ; Et par les beaux soleils couchants, Elles ont des rougeurs ocreuses, Les marnières mornes et creuses.