S’espoir n’était, qui me vient conforter
Christine de Pizan
Rondeaux
S’espoir n’était, qui me vient conforter,
Et souvenir qui mes maux fait tarir,
Les maux que j’ai ne pourrais porter.
Dont ne me veut ma dame secourir.
Car déconfort me voudrait apporter
Présent de mort, et me ferait perir,
S’espoir n’était, qui me vient conforter.
Mais souvenir si me vient raporter
Joie et soulas, et espoir de guérir,
Et que pitié lui fera enorter
Ma guérison, si me faudroit mourir
S’espoir n’était, qui me vient conforter.